DGA - Lancement de programmes

La DGA est soucieuse d’impliquer les PME dans le développement de ses systèmes d’armes pour bénéficier de leur potentiel d’innovation et de leur réactivité. Elle s’appuie ainsi sur le Comité Richelieu pour présenter ses orientations technologiques dans divers secteurs, et pour leur offrir l’opportunité de faire connaître leurs compétences.
Descriptif de l'événement
Contexte
Le ministère de la Défense a placé dans ses priorités le renforcement des liens avec les PME. L’objectif est de permettre une meilleure accessibilité des PME aux programmes d’armement.
Parmi les actions identifiées, l’information au plus tôt des possibilités offertes par les programmes d’armement en préparation a été jugée impérative. Cette information doit s’accompagner d’une possibilité pour les PME de présenter de manière directe leurs produits aux responsables des phases amont des programmes pour leur permettre de les prendre en compte suffisamment tôt dans les processus de contractualisation.
Les échelles de temps des processus de lancement des programmes sont très différentes des perspectives de PME : la défense développe une vision de long terme, partagée avec le tissu industriel qui lui permet de se donner une représentation des évolutions possibles. Cette vision de long terme s’enrichit de l’apport des visions de tous les acteurs impliqués et permet d’orienter l’industrie vers les voies de R&T les plus prometteuses.
Partant de cette vision, le ministère définit les études amont et les programmes nécessaires pour atteindre les capacités militaires jugées nécessaires pour le besoin des forces : il est nécessaire d’avoir conscience à ce niveau de l’offre possible des PME et de les orienter, voire de les accompagner pour l’adaptation de leurs produits. Il se passe en moyenne 5 ans entre la phase de lancement d’un programme et la contractualisation.
A plus court terme, l’engagement de la France dans des opérations génère des besoins urgents d’adaptation de nos forces aux théâtres d’opérations. Le ministère a mis en place un processus d’expérimentation de produits sur étagère permettant de répondre à ces besoins ou d’anticiper des besoins futurs. Le délai moyen de contractualisation de l’expérimentation est de l’ordre de l’année. Cette expérimentation peut aboutir au final à des achats de série.
L’objet du séminaire PME est d’amorcer une relation entre DGA et PME sur ces trois axes et de permettre aux PME de mieux entrer en relation avec nous.
Thèmes
Composante guerre des mines dans les forces navales
La marine française doit se doter d’une nouvelle capacité de guerre des mines pour assurer la relève des moyens actuels (chasseurs de mines tripartites et leur bâtiment de soutien, bâtiments base de plongeurs, bâtiments de surveillance) au fur et à mesure de leurs retraits de service à l’horizon 2018.
Plusieurs marines européennes sont également confrontées à la problématique de renouvellement de leur composante de guerre des mines dans une dizaine d’années. En novembre 2008, les ministres de la défense d’une douzaine de pays européens(1) ont convenu de conduire ensemble, sous l’égide de l’Agence Européenne de Défense (AED), la préparation d’un programme commun de renouvellement de leurs capacités dans ce domaine. Cette phase de préparation doit se terminer en 2011 sur la validation commune d’un besoin militaire de référence et d’un plan d’acquisition associé.
Le projet correspondant envisage une rupture à la fois technique et opérationnelle. Il se fonde sur l’idée qu’une capacité performante, modulaire et projetable de lutte contre les mines pourrait être conçue à moindre coût en tirant parti des opportunités offertes par le développement de la robotique navale.
Une flotte de bâtiments très spécialisés (en particulier les chasseurs de mines, porteurs de sonars de coque) pourrait ainsi être remplacée par des modules de détection et de destruction à distance des mines, déployés à partir de navires porteurs. Des solutions innovantes, tant en termes de technologies que de concept d’emploi, sont recherchées à cette fin.
(1) Allemagne, Belgique, Espagne, Estonie, Finlande, France (leader), Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumaine, Suède.
Moyens de soutien aux opérations extérieures, projetables par voie aérienne
Les armées sont confrontées à la nécessité d’opérer dans des zones éloignées et souvent démunies d’infrastructures. Dans ces conditions, il est nécessaire soit d’acheminer des biens sur de longues distances, soit de recourir à des moyens de production disposés au sein des forces. Ces moyens doivent être aisément transportables par voie aérienne et utilisable dans toutes les conditions d’environnement par des équipes très réduites.
Dans ces conditions, les fonctions recherchées touchent :
- à la production d’électricité à partir de carburant diesel à très faible nuisance sonore,
- au captage et au traitement de l’eau (à partir de toutes sources disponibles),
- à la production de gaz (notamment oxygène pour application médicale),
- aux infrastructures de vie ou de travail (dont adaptation des sols, pistes, etc.),
- aux moyens de manutention de charges très lourdes (20 à 65 tonnes),
- au traitement des déchets (notamment de type industriels tels que les huiles),
- à la préparation de la nourriture,
- au nettoyage,
- aux moyens de conditionnement et de déconditionnement des colis et palettes de type aéronautique ou SNCF,
- aux systèmes d’information logistique permettant la gestion en local des flux, des stocks et des activités spécifiques (maintenance par exemple).
Amélioration de l'efficience des fonctions Formation et Entraînement des forces armées
L’entraînement constitue l’ultime étape dans la construction d’une capacité opérationnelle. Il est précédé par un long processus de formation et l’ensemble permet d’amener un militaire depuis son recrutement jusqu’à l’état de combattant pleinement opérationnel.
La proportion des ressources en personnel, matériel, infrastructure et activités opérationnelles consacrées aux deux fonctions formation et entraînement est très importante dans chacune des trois armées. Par ailleurs, les activités d’entraînement et parfois celles de formation, engendrent par leur nature des pollutions et nuisances diverses que la législation encadre de plus en plus rigoureusement.
Il y a donc un réel intérêt à examiner l’efficience de ces fonctions compte tenu du contexte budgétaire particulièrement contraint. Cette réflexion doit s’inscrire le plus en amont possible dans la démarche capacitaire.
Certaines améliorations, voire ruptures, laissent présager de réels progrès. Parmi celles ci, le développement de la simulation (performances des simulateurs, simulation embarquée, simulation distribuée, dualité avec les jeux vidéo grand public, simulation des comportements humains), les interfaces homme-machine, le télé-enseignement, et également le recours aux solutions d'externalisation. Ces pistes sont à explorer plus avant par voie d’études pour permettre d’en apprécier l’efficacité, les gains, les coûts, les risques, les solutions techniques et de prendre en compte systématiquement pour chaque capacité le volet formation-entraînement dès les stades amont des programmes.
Systèmes de santé pour la défense
Le ministère de la défense a lancé en 2008 le programme "ISSAN" (InfoStructure Santé) pour l'acquisition d'équipements dédiés à la préservation et au maintien de la santé des personnels en opération. Ce programme est conduit pas la DGA au profit des forces armées et du service de santé des armées. Les systèmes prévus se décomposent en systèmes d'informations pour la gestion des données médicales et pour la gestion des crises sanitaires, et en dispositifs de télémédecine (télécompagnonage, télédiagnostic, ...) et de suivi psycho-physiologique du personnel. Les technologies concernées sont : le stockage et la protection des informations médicales numérisées, la télé-imagerie, le traitement automatisé des données médicales, la miniaturisation et la biocompatibilité des capteurs communiquants invasifs, non-invasifs ou sans contact, la robotique médicale et la télémanipulation. La transformation qu'impose l'intégration de ces nouvelles technologies dans l'organisation socio-technique en place est une problématique importante prise en compte dans ce programme. Les synergies avec les développements civils sont activement recherchées dans ce programme pour favoriser le développement de solutions communes viables, le marché et le tissu industriel dans ce domaine étant essentiellement civils. Ce programme procédera par appels d'offres successifs dés 2009 et jusqu'en 2015 pour la réalisation d'études, de démonstrateurs et l'acquisition de logiciels et d'équipements.
Internet 2.0 pour la veille technologique d'intérêt militaire
Les applications du monde Internet ouvrent de nouveaux horizons pour enrichir les processus de recherche, de partage, de validation, de capitalisation et de valorisation des connaissances essentiellement explicites. Les nouvelles fonctionnalités de recherche automatique, de partage d’information, de travail collaboratif, de capitalisation des connaissances formelles ou tacites pourraient ainsi notamment renforcer l’efficacité de la veille scientifique et technologique d’intérêt militaire conduite par la DGA.
Lors de la présentation, ce besoin de veille sera brièvement resitué :
- dans son contexte d’utilisation (orientation de la recherche, des études, des programmes, prospective capacitaire)
- dans son environnement (acteurs, outils 2.0 en cours de déploiement dans un cadre plus général à la DGA).
Sur la base d’un exemple générique, une réflexion fonctionnelle sera ensuite engagée sur l’apport potentiel des dernières applications de type Internet pour l’ensemble du processus : depuis la recherche d’informations jusqu’à l’aide à l’exploitation des connaissances. Concernant les données d’entrée issues de la veille, les besoins de recherche, de recueil, de mise en forme, d’extraction des informations pertinentes et enfin de diffusion des connaissances générées seront soulignés. Pour la veille scientifique et technologique d’intérêt militaire, l’idée d’un portail collaboratif à destination d’un réseau d’abonnés de la communauté de défense sera introduite.
Des questions seront enfin ouvertes sur les applications informatiques innovantes capables d’enrichir à court ou moyen termes l’environnement de travail collaboratif 2.0 déployé à la DGA : pour la veille, mais aussi, plus généralement pour d’autres processus (notamment lancement et gestion de projets).
Suites
Les PME ayant assisté à cette conférence seront invitées à proposer leurs solutions à la DGA via un questionnaire en ligne.
Des rendez-vous individuels seront organisés entre la DGA et les PME retenues par la DGA à partir du questionnaire.
La journée de rendez-vous individuels PME / DGA est programmée le 25 juin.
Cet événement est relayé par
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Date
jeudi 30 avril 200909:30 - 13:00

Clôture des inscriptions
vendredi 17 avril 200900:00

Lieu
- OSEO [plan d'accès]
- 27-31 avenue du Général Leclerc
- 94700 Maisons-Alfort
- France

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